On retrouve dans la version 6 de JBuilder tous les
ingrédients qui ont fait le grand succès des versions
précédentes, et bien sûr de nouvelles
fonctionnalités orientés vers le développement
professionnel d'entreprise: création graphique d'EJB, déploiement
d'application J2EE amélioré, support total des standards de
l'industrie (Corba, XML, JDBC, JNI et l'entière spécification
Java de Sun), en prime, il est maintenant disponible pour Mac !
On voit dès l’installation que Borland a
travaillé cette nouvelle version : si l’installation de
JBuilder 5 était grandement simplifiée, celle de JBuilder 6
l’est encore plus. On appréciera notamment le module qui permet de
gérer les licences, plus pratique et plus intuitif que l’ancien.
Une fois JBuilder lancé, on se retrouve dans
l’interface dont on a l’habitude et qui a maint fois prouvé
son efficacité, son ergonomie et sa simplicité. Aucun changement
majeur n’a été apporté à cette interface, si
ce n’est l’ajour d’un nouvel onglet au visualiseur de
classes : l’onglet UML.
Cet onglet UML sert à générer
rapidement le modèle UML du projet en cours pour visualiser le code dans
sa structure. Ceci est vraiment très utile pour comprendre comment
fonctionne un code que l’on ne connaît pas, et améliore
grandement le rendement du travail en équipe.
De plus, cet affichage de la structure du projet est dynamique. J’entend
par cela que l’on peut directement sur le graphique renommer,
déplacer et supprimer les classes, paquetages et méthodes. On
peut également rechercher facilement toutes les références
à un objets dans une classe ou un paquetage.
Pour finir, il y a un assistant JavaDoc
intégré qui permet de construire la documentation en fonction de
la structure du code source, directement à partir du modèle UML.
Après avoir découvert cette nouvelle
fonctionnalité, qui représente l’amélioration majeure
de JBuilder 6, on peut tester les différents concepteurs. On remarquera
vite le concepteur EJB intégré, " visuel et
bidirectionnel ", qui permet de créer des JavaBeans et des EJB
de manière totalement automatisée. La conception de beans
" entités ", de beans
" sessions " et de beans pilotés par message
s’en trouve facilitée.
La fonction de " descripteur de
déploiement " permet de déployer les EJB
indépendamment du serveur sous lequel ils tourneront. Il est important
de préciser que ce déploiement se fera sans l’obligation de
redémarrer le serveur de Beans.
En parlant de serveurs, JBuilder 6 intègre le support
pour les serveurs commerciaux les plus utilisés : Borland
Entreprise Server, AppServer ; IBM WebSphere ; WebLogic de BEA ;
et iPlanet. JBuilder supporte les normes EJB 1.1 et 2.0, et le format EAR
d’archives EJB.
On continuera notre tour d’horizon avec les
fonctionnalités XML encore améliorées de JBuilder
6 l’intégration d’un puissant moteur de Servlets/JSP:
coté XML des outils pour le transfert de données entre source XML
et base de données sont intégrés, ainsi que des outils
pour la visualisation du code source XML, et même le suivi des
erreurs ! Pour les Servlets et les Java Server Pages les
développeurs Web seront heureux de retrouver le puissant moteur Tomcat,
né du projet Apache, dans sa version 4.0, intégrant les normes
Servelts 2.3 et JSP 1.2.
On sera aussi content de voir que l’on peut aussi bien
débugger à distance qu’en local les Servlets, et que
JBuilder 6 intègre le support du format WAR pour le déploiement
des applications Web. Des petits plus qui font toute la
différence !
Coté base de données, JBuilder 6 n’est
pas en reste. En effet, dès l’ouverture du concepteur graphique, on
retrouvera les composants DataExpress et dbSwing présents depuis les
premières versions du logiciel, et, présente depuis la version 5,
la palette des composants InternetBeans.
Toujours dans les classiques, qui ont montré maint
fois leur fiabilité et leur productivité, le serveur JDataStore
pour base de données relationnelles.
Pour finir, je tiens à souligner l’importante
utilité de Rational ClearCase et de MS Visual SourceSafe
qui fournissent un extraordinaire support du développement en
équipe, avec historique des modifications apportées au code,
mises en relief sur fond coloré, avec possibilité d’annoter
le code pour signifier ce qui reste " A Faire ".
En conclusion on peut dire que JBuilder a toutes les chances
de rester l’outil le plus prisé de sa catégorie, à la
fois par les programmeurs débutants grâce à sa
simplicité d’utilisation, son ergonomie et la rapidité de sa
prise en main ; et par les programmeurs professionnels qui seront ravis de
constater que Borland a mis dans cette dernière version l’accent
sur le développement professionnel faisant appel à des fonctions
avancées de Java et aux standards de l’industrie (XML, EJB, Corba,
RMI, etc…).
Guillaume Florimond